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DU NOUVEAU AU SERVICE DES ATHLÈTES: L'A.R.T. ©
Par Nadia Richer, B.Sc., D.C.
RETOUR SUR LE SÉMINAIRE D'ACTIVE RELEASE À MONTRÉAL
Je désire utiliser mon temps d'antenne pour
vous présenter une nouvelle thérapie manuelle permettant
de traiter les lésions musculaires de façon très efficace:
Active Release Technique. Le moment est opportun pour vous en parler car
je reviens d'un séminaire d'Active Release qui a eu lieu à
Montréal du 14 au 17 août dernier. Nous étions une
centaine, majoritairement des chiropraticiens et quelques massothérapeutes
provenant de l'Est du Canada (Ontario, Québec et Nouvelle-Écosse)
et du Nord-Est américain (Vermont, New York, New Hampshire...)
J'en suis à mon septième séminaire et j'en apprends
encore! Cette technique est fascinante car à chaque séminaire,
de nouveaux protocoles sont introduits et nous avons la chance de pratiquer
avec le docteur Mike Leahy, chiropraticien américain qui a mis
au point cette technique. Il a choisi de nommer sa méthode Active
Release Technique© ou ART©.
QU'EST CE QUE L'A.R.T.?
Cette méthode permet de traiter les lésions
chroniques ou aiguës qui surviennent au niveau des muscles, tendons,
ligaments, fascias ou nerfs périphériques.
Un muscle peut accomplir une quantité phénoménale
de travail. Cependant, les excès ne pardonnent pas: une charge
trop lourde ou un mouvement de faible amplitude répété
à outrance occasionnent des bris cellulaires que l'organisme s'efforce
de réparer tant bien que mal. Il se forme alors un tissu cicatriciel,
moins spécifique et plus rigide que le tissu sain.
La fibrose ainsi créée diminue la souplesse et la force
potentielle que pourrait générer ce même tissu. À
titre de comparaison, la fibrose peut ressembler à la tiraille
dans un beau morceau de viande (s'cusez l'image). Les fibres lésées
sont désorganisées et laissent l'impression d'un noeud qui
ne s'étire et ne se contracte plus comme les autres fibres saines
à l'intérieur du même muscle.
La technique Active Release vise à traiter manuellement
ces zones de fibrose. Le but du traitement est de briser manuellement
les adhérences et les restrictions dans les muscles, tendons ou
ligaments ainsi qu'au niveau des nerfs associés. Ceux-ci pourront
ainsi retrouver leur fonctionnement optimal. L'athlète exécute
un mouvement spécifique alors que le chiropraticien génère
une tension au niveau du tissu lésé. Un inconfort peut être
ressenti car la tension s'applique sur la zone cicatricielle. La particularité
de mettre en mouvement les muscles impliqués permet une meilleure
compréhension de la blessure. La technique permet ainsi au muscle
de guérir tout en conservant son plein mouvement, offrant un traitement
efficace et précis des zones cicatricielles.
De par son approche spécifique et biomécanique, cette technique
ne ressemble en aucun point à un massage, soin qui peut par contre
très bien compléter un traitement d'Active Release.
Il est important d'éliminer les tissus cicatriciels afin de bénéficier
des bienfaits d'un massage, de quelconques étirements ou d'un programme
d'entraînement. En d'autres termes, les muscles sains répondent
mieux car ils sont plus souples.
Les blessures suivantes et plusieurs autres peuvent être traitées
efficacement par l'Active Release: épicondylites, fasciites plantaires,
tunnels carpiens, entorses diverses, périostites, tendinites, maux
de tête, sciatalgies...
INTÉRESSÉ(E)S?
Assurez-vous que le professionnel de la santé
que vous consulterez soit qualifié en Active Release. En
effet, cette technique requiert de longues heures de pratique et ne s'acquiert
qu'après la réussite d'examens rigoureux. Vous pouvez aller
sur le site www.activerelease.com
afin de localiser un professionnel de la santé certifié dans cette technique.
J'ai mis certains mots en caractères gras. Si ces mots éveillent
votre curiosité, n'hésitez pas à m'en faire part,
il me fera plaisir de vous en parler! À vous d'en tirer profit!
NOUVEAUX PROTOCOLES ET TRAITEMENTS
Lors du dernier séminaire, nous avons couvert
de nouveaux protocoles concernant les engourdissements dans les mains
et les engourdissements dans la région du périné,
désagréments souvent expérimentés par les
cyclistes. De plus, les protocoles déjà utilisés
pour les blessures au carré des lombes et psoas iliaque (causant
entre autre des raideurs lombaires ou faiblesses au niveau de la hanche)
ont été revisités au plus grand bonheur de nos patients
qui en bénéficieront.
Nadia Richer, B.Sc., D.C.
Octobre 2003
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