Que faut-il savoir sur les médicaments génériques ?

Les médicaments génériques suscitent beaucoup d’interrogations, surtout au sein des consommateurs moins nantis. Ils sont soupçonnés d’être moins performants et peut être même plus coûteux. Et beaucoup s’en méfient du coup. Mais qu’en est-il réellement ? Retrouvez tous les détails dans cet article.

Les mêmes principes actifs

Tout médicament trouve nécessairement son efficacité dans le principe actif qui y est introduit. La différence entre les princeps et les génériques, question principe actif, repose tout simplement sur une question de brevet. En effet, après qu’une molécule soit découverte et rendue publique, les laboratoires ne disposant pas de brevet ont désormais la possibilité de concevoir le même médicament. C’est alors que le terme générique prend sa source.

Le même dosage

Comme mentionné plus haut, les différences entre les classiques et les génériques ne reposent pratiquement que sur l’appellation. Question dosage, il en est de même que par rapport au principe actif: il ne change pas. La composition chimique de base du générique n’est donc en rien inférieure à celle de la molécule classique.  Cependant, certains éléments peuvent être légèrement modifiés pour faciliter l’absorption du médicament. Il s’agit par exemple des excipients. Mais notez-le tout de suite, ils n’ont absolument aucun inconvénient thérapeutique.

 

Le coût

Pour avoir un médicament moins couteux, les laborantins font moins d’efforts sur certains détails comme la forme, la couleur… Ceci explique les différences de formes, mais surtout de prix sur le marché. Un médicament pour lequel on ne s’attarde pas sur la beauté de l’emballage par exemple coûtera forcément moins. En général le ministère de la santé exige que la différence de prix soit au moins de 30% en moins. Mais les laboratoires peuvent également décider de le rabaisser jusqu’à 50 % et parfois plus !

La même efficacité

La commercialisation des médicaments génériques nécessite une autorisation. Pour cela, des tests de comparaison sont réalisés par rapport aux princeps. Évidemment, ces tests sont réalisés sur des personnes volontaires saines. À l’issue desdits tests, les 2 produits sont dits “bio équivalent” si la différence de concentration du médicament ne dépasse pas 25% dans le sang.

Pour les traitements qui ne sont pas utilisés par voie sanguine, des échantillons de peau sont utilisés aux fins des mêmes études d’équivalence. En définitive, seulement 5 à 10 % des demandes d’autorisation sont rejetées.

Placés sous surveillance

Pour noter les effets indésirables de tout médicament, la pharmacovigilance fait son boulot, même pour les génériques. Cependant, en tant que patient, il est du devoir de tous de signaler quelque effet secondaire ressenti après la prise. Aussi, aucune différence entre les princeps et les génériques de ce point de vue, ils sont tous soumis à des suivis rapprochés.

Les mêmes risques d’allergie

Les excipients à effets notoire peuvent entrainer des réactions non désirables. Ces éléments font partie de la composition des molécules classiques mais aussi de celle des produits génériques. A cet effet, les génériques ne causent donc pas plus d’allergies que les princeps. Néanmoins, pour plus de sécurité, l’idéal pour les personnes sensibles  serait d’opter pour les génériques d’un même laboratoire.